Le gouvernement du Canada étudie actuellement la possibilité d’élargir l’aide médicale à mourir (AMM) aux personnes dont la seule condition invoquée est une « maladie mentale ».
Une telle expansion aurait de graves conséquences pour les Canadiens autistes.
Les personnes autistes font face à de nombreux obstacles pour accéder à des soins de santé, à un logement, à un emploi et à d’autres formes de soutien adéquats, et présentent un risque beaucoup plus élevé de dépression et de suicide.
Une décision est attendue d’ici mars 2027.
Votre voix compte.
Pourquoi c’est important
Le fait d’autoriser l’aide médicale à mourir (AMM) pour cause de maladie mentale avant de prendre des mesures concrètes pour améliorer la qualité de vie des Canadiens autistes soulève de graves préoccupations en matière de droits de la personne.
Nous appuyons la recommandation du Comité des Nations Unies selon laquelle le Canada devrait exclure définitivement la maladie mentale comme seul critère d’admissibilité à l’AMM.
Le Canada doit plutôt donner la priorité aux soutiens dont les Canadiens autistes et les autres personnes en situation de handicap ont besoin pour mener une vie épanouie et saine, notamment en mettant en œuvre la Stratégie pour l’autisme au Canada.
Consultez notre déclaration complète ici.
Ce que vous pouvez faire en 10 minutes
Pourquoi c’est important maintenant : les contributions précoces ont la plus grande influence sur les recommandations du comité.
Étape 1 : Envoyez un courriel au comité fédéral
Envoyez un court message aux greffiers du comité à l’adresse suivante : AMAD@parl.gc.ca
Que dire :
Exemple d’objet : L’admissibilité à l’aide médicale à mourir (AMM) ne devrait PAS inclure la maladie mentale
Exemple de message (vous pouvez copier-coller ou adapter) :
Je vous écris en tant que membre de la communauté autiste afin d’exprimer mes préoccupations concernant la proposition d’élargir l’aide médicale à mourir (AMM) aux personnes dont la seule condition sous-jacente est une « maladie mentale ».
En mars 2025, le Comité des droits des personnes handicapées des Nations Unies a recommandé au Canada d’abroger les dispositions permettant aux personnes en situation de handicap qui ne sont pas en fin de vie d’avoir accès à l’aide médicale à mourir. Cela inclut les personnes ayant des troubles de santé mentale.
Des études indiquent qu’environ 40 à 70 % des personnes autistes présentent des problèmes de santé mentale importants au cours de leur vie, notamment la dépression et l’anxiété. Les personnes autistes font face à des obstacles importants pour accéder à des soins de santé adéquats, à des soutiens en santé mentale, au logement, à l’emploi et à d’autres services.
Élargir l’accès à l’aide médicale à mourir avant que ces soutiens ne soient en place pourrait entraîner la perte de vies qui pourraient être préservées grâce à des actions ciblées visant à améliorer la qualité de vie des personnes autistes.
J’exhorte le Comité à exclure définitivement la maladie mentale comme seule condition sous-jacente d’admissibilité à l’aide médicale à mourir.
Remarque : Remplacez « en tant que membre de la communauté autiste » par une formulation plus personnelle afin de rendre votre lettre plus percutante (par exemple : « en tant que personne autiste », « en tant que parent d’une personne autiste », etc.).
Étape 2 : Envoyez un courriel à votre député
Envoyez le même message à votre député. Vous pouvez trouver votre député et ses coordonnées à l’aide de votre code postal ici.
Ajoutez cette phrase :
Je vous encourage également à soutenir le projet de loi C-218 (Loi sur le droit au récupérer ) visant à exclure définitivement la maladie mentale comme seul critère d’admissibilité à l’aide médicale à mourir.
Remarque : veillez à indiquer à votre député que vous faites partie de sa circonscription et à inclure votre code postal dans votre courriel. Il reçoit chaque jour de nombreux messages et accorde la priorité à ceux qui proviennent des personnes qu’il représente (comme vous). Vous pouvez également lui envoyer une lettre par la poste et/ou appeler son bureau afin de vous assurer que vos préoccupations sont prises en compte.
Étape 3 : Partagez avec votre réseau
Transférez ce courriel à :
- vos collègues
- des organismes communautaires
- des membres de votre famille et des amis
Plus il y aura de personnes qui écriront, plus ce message sera difficile à ignorer.
Pourquoi il est urgent d’agir
Le comité commence tout juste ses travaux. Les positions n’ont pas encore été arrêtées — c’est à ce stade que la contribution du public a le plus d’influence.
Il s’agit de veiller à ce que les personnes reçoivent le soutien nécessaire pour vivre, et non d’être orientées vers des décisions de fin de vie en raison d’un manque de soins.